Madame,
Je trouve malheureux que vous ne puissiez nous référer à des médecins compétents. Malgré le fait que l’hormonothérapie soit loin d’être un sujet banal… ce que vous mettez très bien en évidence sur votre site…. Vous offrez seulement les services de naturopathes qui n’ont aucune compétence légale pour faire des prises de sang, c’est-à-dire pour connaître de manière précise le taux hormonale et encore moins pour faire un suivi en conséquence. Dommage, cette réalité diminue la pertinence de votre site et de vos interventions.Alors, non merci… ce n’est sûrement pas avec une naturopathe que je vais commencer à prendre des hormones bio-identiques. Malgré qu’elles soient de sources naturelles, une réalité demeure, ce sont des hormones!!!! C’est dire qu’il y a un aspect peu professionnel, voir amateur, à votre démarche qui consiste à informer les femmes sur les dangers des hormones synthétiques mais sans être en mesure d’offrir les noms de personnes-ressources compétentes et nécessaires pour entreprendre une hormonothérapie bio-identique.
Bien à vous,
Marie-Ghyslaine
Bonjour Marie-Ghyslaine,
Je voudrais commencer par vous remercier pour vos commentaires concernant nos services de référence à des professionnels de la santé. De fait, ce que vous dites est très pertinent et expose une lacune dans les réponses qui sont faites via notre site web. Il est malheureux qu’alors que vous demandiez à être référée à un médecin, on vous ait référée à une naturopathe, et nous nous en excusons. Dans les courriels qui me sont adressés personnellement avec la même demande, je réfère toujours les femmes du Québec à la Pharmacie Paylan au (514) 382-5921. Monsieur Paylan est un pharmacien préparateur qui remplit les ordonnances des médecins. Je dois vous dire cependant, que la situation concernant les médecins n’est pas de tout repos ni au Québec ni en Europe. Pour vous en convaincre, entrez le terme «médecin» ou «gynéco» dans le moteur de recherche du site. Vous y lirez des histoires vraiment navrantes, y compris celle de Jocelyne, dont l’échange de courriels avec moi est présentement posté sur la première page du site.
Je crois qu’il est assez clair, d’après notre énoncé de mission très visible sur notre page d’accueil, que ce que nous cherchons à faire est d’appuyer et informer les femmes dans leur démarche de santé sur le plan hormonal. Je vous dis en toute sincérité et honnêteté que s’il y avait plus de médecins qui respectent cette démarche des femmes, je serais la première à être dans la jubilation totale!!! Il nous faudrait des centaines de médecins comme la Dre Sylvie Demers, à qui je donne mon appui entier via mon site. D’ailleurs, vous trouverez dans notre section «Actualité Santé» de l’onglet «À lire» un lien vers les dernières réponses qu’elle donne dans passeportsante.net aux femmes pour les éclairer dans leurs choix de thérapies hormonales.
Si vous lisez les réponses que je fais aux femmes qui me demandent ce que je pense de son approche ou des produits qu’elle recommande (oestradiol 17b et progestérone bio-identiques), il devrait être évident que j’encourage les femmes à lire son excellent ouvrage (Hormones au féminin) et à se faire prescrire les produits qu’elle recommande. Ceci étant dit, il reste que bien des femmes sont comme des brebis errantes quand elles se cherchent un médecin pour les accompagner dans leur démarche. S’il leur est impossible de trouver un médecin, nous leur proposons alors les services de naturopathes spécialisées en santé hormonale et membres de l’association professionnelle ANAQ (Association des naturopathes agréés du Québec) qui établit des standards et un code de déontologie pour les membres de leur association, semblables à ce que font toutes les associations de professionnels de la santé au Québec. Ces naturopathes peuvent autoriser des tests très crédibles comme le test salivaire effectué par le laboratoire RMA de Calgary, et le Blood Spot Test effectué par le laboratoire ZRT aux États-Unis. Elles peuvent également interpréter (sans faire de diagnostic, ce qu’elles n’ont pas le droit de faire bien entendu) des tests sanguins autorisés par les médecins. De plus elles ont les connaissances et l’expérience nécessaires pour accompagner les femmes dans l’usage de crèmes hormonales qu’on trouve en vente libre aux États-Unis.
À noter qu’étant donné que ces crèmes sont considérées suffisamment sécuritaires pour être vendues sans ordonnance à une population qui est dix fois celle du Canada, c’est que la FDA (agence américaine de contrôle des drogues) n’a jamais eu, en l’espace de plus de 30 ans, de cause suffisante pour les retirer du marché. Et je puis vous assurer que, comme pour tous les produits naturels, il ne faut pas grand chose pour que les médias aux É.-U. sensationnalisent le moindre incident dans l’usage d’un produit naturel et en causent l’interdiction du jour au lendemain!Le fait que ces crèmes hormonales ne sont pas en vente libre au Canada est une question dont je traite dans un des articles que vous trouverez sur le site, intitulé «Ce que votre médecin ne sait peut-être pas sur les hormones». Vous avez tout à fait raison quand vous dites «Malgré qu’elles soient de sources naturelles, une réalité demeure, ce sont des hormones!!!!» » Oui, effectivement, la crème à la progestérone et autres crèmes hormonales en vente libre aux É.-U. ne devraient pas être utilisées n’importe comment. Une mauvaise utilisation de ces crèmes ne met pas la santé des femmes en danger, mais peut, par exemple, perturber le cycle menstruel d’une femme qui n’est pas encore ménopausée. C’est très regrettable que certain(e)s naturopathes au Québec ne soient pas bien renseignées sur l’usage de ces crèmes, mais je puis vous assurer que les naturopathes à qui nous référons les femmes le sont.
Lorsque les femmes ont des questionnements sur les directives d’une de nos personnes-ressources, elles m’écrivent et nous voyons à rectifier la situation dans les plus brefs délais. Pour ce qui est de votre dernier commentaire: «C’est dire qu’il y a un aspect peu professionnel voire amateur à votre démarche qui consiste à informer les femmes sur les dangers des hormones synthétiques mais sans être en mesure d’offrir les noms de personnes-ressources compétentes et nécessaires pour entreprendre une hormonothérapie bio-identique.» Je laisse à chaque femme qui a utilisé nos services d’en juger. Tout d’abord, les renseignements diffusés sur notre site concernant les hormones, qu’elles soient synthétiques ou bio-identiques, sont basés sur les ouvrage de médecins éminents comme le Dr John Lee, la Dre Christiane Northrup (gynécologue américaine très connue) et la Dre Sylvie Demers. Je ne parle pas de mon propre cru et je n’invente rien. Pour ce qui est de guider les femmes qui ne trouvent pas de médecin pour les accompagner dans leur démarche et qui utilisent les services de nos personnes-ressources, nous ne faisons aucune promesse en ce qui a trait aux résultats qu’elles peuvent espérer avoir. Ne nous faisons que nous assurer qu’elles utilisent ces produits correctement. Bien que ces produits ne soient pas considérés dangereux en tant que tels, nous encourageons fortement les femmes à informer leurs médecins de ce qu’elles utilisent, en espérant que cela contribuera à les éduquer sur les mérites et les bienfaits de l’utilisation d’hormones bio-identiques.
J’encourage toutes les femmes à lire le livre de la Dre Demers ou ceux du Dr John Lee. Mon but est que les femmes soient ainsi mieux renseignées et qu’elles puissent « éduquer » leurs médecins sur l’approche de la Dre Demers et des autres médecins avant-gardistes en matière d’hormonothérapie. Il est temps que les médecins respectent la démarche des femmes pour prendre le contrôle de leur corps et de leur santé, et j’espère simplement faire ma petite part pour que cette «révolution des femmes» finisse par envoyer un message à la profession médicale et aux compagnies pharmaceutiques que nous en avons marre de nous faire traiter comme des moutons muets qui se font mener aveuglément sans avoir le droit de savoir qu’est-ce qu’on leur fait prendre ou pourquoi et à qui on ne propose souvent d’autre solution à leurs problèmes hormonaux que de se faire enlever l’utérus ou d’autres parties de leur anatomie.Je termine en vous remerciant encore une fois de votre intervention, qui m’a donné l’occasion de préciser la mission du site Santé des femmes. J’aimerais pouvoir faire mieux pour vous rassurer, mais dans les circonstances actuelles et considérant où en est la médecine actuellement, j’espère simplement venir au secours de femmes qui seraient autrement laissées pour compte.
Sincèrement et avec mes salutations amicales,
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