J’ai des douleurs vaginales qui me font mal jusqu’à la vessie ? Mon gynéco ne veut pas me prescrire d’hormones. Que faire?

J’ai des douleurs vaginales qui me font mal jusqu’à la vessie ? Mon gynéco ne veut pas me prescrire d’hormones. Que faire?

Bonjour,

Je suis ménopausée depuis un peu plus de dix années maintenant, j’ai pris diverses hormones pendant ma ménopause, notamment du cimichifuga pour les suées. Déjà à l’époque mon homéopathe m’avait recommandé de prendre les hormones du Dr Lee, mais malheureusement, ici en Europe je n’en ai jamais trouvé. J’ai donc opté pour la phytothérapie conseillée par les magasins bios sans réel suivi médical. Depuis que les divers symptômes ont disparus, j’ai arrêté toute prise d’hormone et changé plusieurs fois de gynécologue étant littéralement prise pour une réfractaire parfois vraiment verbalement méprisée! J’en viens à ma question, dés le début de ma ménopause j’ai commencé à souffrir de douleurs vaginales allant jusqu’aux sensations de brûlure intense d’une cystite. Après analyses, il s’avère que rien dans la vessie ne justifie ces symptômes et qu’il s’agit donc de douleurs vaginales provoquant parfois des douleurs jusqu’à la vessie! Jusqu’ici, personne n’arrive à me traiter à ce sujet, mon généraliste me donne des antibiotiques, ma gynéco, tente encore de me culpabiliser de ne pas prendre d’hormones de synthèse et la seule solution pour elle est de prendre Biolac pour refabriquer la flore vaginale dont le manque provoquerait ces douleurs récurrentes et paralysantes (ce médicament est très cher). Je précise qu’ici en Belgique personne ne semble connaître les hormones naturelles (sauf en Bio sans être réellement suivie) et ma gynécologue non plus (je pense même que bien que réellement ouverte aux dialogues divers, elle n’y connaît rien et ne semble pas vouloir l’être?). Que faire? Je refuse les hormones de synthèse, mais je voudrais me débarrasser de ces symptômes très douloureux persistants et récurrents. Ma gynécologue me dit que de toute façon il est DANGEREUX de prendre une hormonothérapie qu’elle quelle soit, à présent que la ménopause est installée depuis plus de dix ans. Qu’en est-il? Qu’en pensez-vous et que me proposeriez-vous?

Merci à vous, pour votre démarche, pour vos connaissances et vos conseils.

Jocelyne


Bonjour Jocelyne,Il est reconnu que la sécheresse vaginale est causée par un manque d’oestrogène. Ce que le Dr John Lee vous conseillerait est l’oestriol (un oestrogène faible) par voie intravaginale, J’ai récemment rencontré une dame qui vivait exactement le même scénario que vous: incapacité de prendre des hormones, mais souffrant d’une sécheresse vaginale si extrême qu’elle avait peine à marcher sans douleurs aiguës. Aucune relation sexuelle avec son conjoint n’avait été possible depuis deux ans. Grâce à l’application interne d’une crème à l’oestriol (telle que vous trouvez dans la boutique cette dame a vu son problème se résoudre en deux semaines. Elle était vraiment au comble de la joie… et son mari aussi!!!

Votre gynécologue a raison de dire qu’il n’est pas prudent d’entreprendre une hormonothérapie dix ans après le début de la ménopause installée. Mais l’application vaginale n’a pas les effets systémiques de l’hormonothérapie et ne fait pas considérablement augmenter les niveaux sériques d’oestrogènes — et de toute façon, comme je viens de dire, l’oestriol est un oestrogène tellement faible qu’il est en vente libre aux États-Unis. À propos, il est possible d’obtenir l’oestriol bio-identique en gel ou crème vaginale sous ordonnance en France. Je présume que ce serait la même chose en Belgique. Ça me surprend que votre gynécologue ne vous ait pas proposé cela. Toutefois, si vous ne pouvez l’obtenir sous ordonnance, vous pouvez en commander sur la boutique mentionnée plus haut. Il faut une à deux semaines pour le recevoir.

Le Dr Lee conseille aussi d’utiliser la progestérone conjointement avec l’oestriol car ces deux hormones agissent en synergie. Toutefois, il faut appliquer la progestérone selon le mode d’emploi usuel, c-a-d sur différentes parties du corps où la peau est fine, à raison de 1/4 de c. à thé par jour d’une crème à au moins 1,8% de progestérone.

Bon succès dans votre démarche de santé et donnez-m’en des nouvelles.