Les femmes qui ne prennent pas d’hormones ont moins recours à la mammographie

Les femmes qui ne prennent pas d’hormones ont moins recours à la mammographie

Une nouvelle étude sur des femmes âgées entre 50 et 64 ans démontre que celles qui utilisent le moins la thérapie hormonale de substitution (THS) de type «classique» (p. ex. Premarin-Provera) sont aussi celles qui se font faire le moins de mammographies.

Lorsqu’un lien a été établi entre la THS et le cancer du sein par l’étude Women’s Health Initiative (WHI) en 2002, l’utilisation de l’hormonothérapie dite «classique» a décliné à partir de cette date qui a marqué un jalon dans les annales médicales en démontrant que ce type d’hormonothérapie augmentait les risques de cancer du sein et d’événements cardiovasculaires comme les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux.

Quelques médecins du National Cancer Institute ont fait remarquer que les femmes qui utilisent la THS effectuent des mammographies plus souvent, et ils ont donc décidé d’étudier les conséquences de la baisse d’utilisation de la THS sur le nombre de mammographies effectuées par les femmes.

Ils ont trouvé que les deux sont effectivement liés – et ont donc conclu que les femmes qui ne font plus renouveler leur prescription d’hormones oublient de passer des mammographies.

… Mais selon l’auteur de cet article, tiré de la revue en ligne Medicalxpress, il reste à savoir si c’est vraiment un oubli ou s’il serait possible qu’elles aient pris cette décision délibérément car elles sont mieux informées au sujet des alternatives plus efficaces et sécuritaires qui existent actuellement pour le dépistage du cancer du sein. On sait que la mammo expose les seins à de la radiation cumulative et produisent beaucoup de faux positifs qui donnent lieu à des biopsies qui peuvent, de l’avis de plusieurs experts qui ont étudié la question, «réveiller» un cancer latent qui autrement ne se serait peut-être jamais développé. L’étude ne fait pas mention si ces questions ont été posées aux femmes.

Depuis plusieurs années, des médecins comme le Dr Jonathan Wright M.D., un pionnier de l’hormonothérapie bio-identique, font des recommandations basées sur des études scientifiques dans le but de mettre les femmes en garde contre la mammographie, ce qui a soulevé la controverse dans le monde médical traditionnel qui ne reconnaît pas le bien-fondé de nouvelles méthodes de dépistage comme la thermographie.

Le Dr Wright maintient depuis plusieurs années que la mammographie augmente le risque de cancer du sein et il s’est fait le champion des femmes encore une fois en publiant de nombreux articles à ce sujet, que vous pouvez trouver sur son site (voir les liens ci-dessous). Le Dr Wright a beaucoup écrit sujet de la thermographie, une méthode qui change la donne et qui a été largement ignorée par le monde médical qui ne semble pas vouloir reconnaître les avancées de la technologie qui font que cette méthode de dépistage est beaucoup plus fiable qu’elle ne l’était il y a une décennie.

Il est indéniable que les femmes font des choix pour prendre leur santé en mains. Elles ne mettent plus les médecins sur un piedestal comme autrefois et surtout avec les outils d’information qui sont maintenant à la disposition des consommateurs en particulier sur l’internet, elles arrivent à trouver des réponses à leurs questionnements quant au bien-fondé des procédures de médicales qu’on leur propose, surtout lorsqu’il s’agit de procédures aussi controversées que la mammographie.

 

Sources: «Drop in hormone therapy use linked with drop in mammogram rates», Medical Xpress (www.medicalxpress.com) http://wrightnewsletter.com/2009/12/10/mammograms-2/http://wrightnewsletter.com/2008/11/01/annual-mammogram/